Les causes de la Révolution française
La Révolution de 1789 éclate dans un contexte de crise financière de l'État royal, d'inégalités sociales profondes (système des Ordres : clergé, noblesse, tiers état) et d'influence des idées des Lumières (Voltaire, Rousseau, Montesquieu). La convocation des États généraux en mai 1789 en est le déclencheur immédiat.
Les événements fondateurs de 1789
Le 5 mai 1789 : ouverture des États généraux à Versailles. Le 20 juin : serment du Jeu de paume. Le 14 juillet : prise de la Bastille (symbole de l'absolutisme royal). Le 4 août : abolition des privilèges. Le 26 août : proclamation de la DDHC. Ces événements marquent la fin de l'Ancien Régime.
La DDHC : un texte toujours en vigueur
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 proclame 17 articles fondamentaux. Elle affirme que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (article 1er) et que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » (article 3). Elle fait partie du bloc de constitutionnalité actuel.
La Terreur et la chute de Robespierre
De 1793 à 1794, la période de la Terreur voit les exécutions massives d'opposants réels ou supposés, sous l'impulsion du Comité de salut public dirigé par Robespierre. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre est renversé et guillotiné, mettant fin à la Terreur.
L'héritage de la Révolution
La Révolution française a instauré les bases de la démocratie moderne : souveraineté populaire, séparation des pouvoirs, droits individuels. La devise « Liberté, Égalité, Fraternité » et la célébration du 14 juillet témoignent de cet héritage vivant dans la République actuelle.