Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez et son homologue algérien Saïd Sayoud se sont rencontrés à Paris le 2 juin 2026. À l'issue de cette rencontre, le ministère français a publié un communiqué indiquant que les deux parties ont convenu de travailler à l'évolution de l'accord de 1968, «à l'initiative de la France».

Situation actuelle : L'accord de 1968 reste en vigueur jusqu'à toute modification officielle. Aucune mesure concrète n'a été annoncée — il s'agit d'une décision d'ouvrir des négociations.

Ce que contient l'accord de 1968

Contrairement aux autres étrangers régis par le CESEDA, les ressortissants algériens bénéficient d'un régime spécifique :

Les axes de réforme souhaités par la France

  1. Faciliter l'accès aux titres pour les métiers en tension
  2. Améliorer la coopération pour la délivrance de laissez-passer consulaires (OQTF)
  3. Moderniser les dispositions pour les étudiants algériens
  4. Rapprocher le régime algérien du droit commun CESEDA

OQTF des ressortissants algériens : chiffres 2025

En 2025, 51 133 ressortissants algériens ont été interpellés pour séjour irrégulier, représentant 26,6% du total des interpellations. La question des laissez-passer consulaires est au cœur des tensions depuis plusieurs années.

Pour les Algériens en France : Tant que l'accord de 1968 n'est pas officiellement modifié, vos droits actuels restent protégés. Si vous avez reçu une OQTF, vous pouvez la contester en invoquant l'accord de 1968 devant le tribunal administratif.

Ce qui change concrètement aujourd'hui

Rien pour l'instant. L'annonce du 2 juin 2026 ouvre des négociations — elle ne modifie pas votre situation juridique actuelle. Tout changement nécessiterait des négociations bilatérales formelles et des modifications législatives.